Une lettre du ciel - 03

Publié le par Noéline Ramarga

une lettre du ciel

 

Vous n'avez pas lu le début? Aller donc voir Le premier épisode ainsi que le deuxième

 

 

    L'appartement était désert, mais il régnait comme une présence. "Depuis cet appel, je suis complètement parano..." Mais la paranoïa n'était pas de mise cette fois-ci. Julie alla dans la petite chambre, s'allongea sur le lit. Alors qu'elle ne le faisait jamais, elle passa la main derrière l'oreiller. Une enveloppe y était déposée. Curieuse, elle l'ouvrit et découvrit une lettre à son intention.

 

Ma chère Julie,

 

Tu dois te poser mille et une questions, tu ne dois plus trop savoir où tu en es. Ton rêve, si magique qu'il ai eu l'air, était bien réel. Te voir de mes propres yeux, si je peux dire, m'a donné beaucoup d'émotion. Je vais te raconter ce qu'il m'est arrivée.

Tu avais un an et demi. Avec ton père, nous formions un jeune couple marié et heureux. Mais bien sûr, comme dans tout les couples, il y avait quelques disputes. Un soir, je suis sortie en boîte de nuit, contre son avis. Je suis partie fâchée, et je le regrette encore aujourd'hui. J'ai écourté cette soirée qui n'avait pas franchement été à la fête pour moi et j'ai pris le volant. Je n'avais pas bu une goutte d'alcool. Si j'étais restée, peut-être aurai-je pu t'élever. Cinq minutes de route à peine, et un homme, complètement saoul, m'a foncée dessus. Quand les pompiers sont arrivés, ils ont eu bien du mal à m'extraire de la voiture, tellement le choc avait été violent. Sur le brancard, j'entendais des mots : "la pauvre", "le hasard"... Je n'ai pu prononcer qu'une seule phrase : "Dîtes à ma fille que je l'aime". Une fois arrivée dans ce que vous appelez le 'là-haut', on m'a dictée des règles. Je ne devais jamais essayer de te chercher. On me donna quand même quelques nouvelles cinq ans après. Ton père avait si mal, il n'a pas eu la force de te garder. Ne lui en veux pas. Tu as été adoptée par un couple formidable, ils ne t'ont jamais menti sur l'adoption, mais ils ont préféré taire l'accident. Ils ont eu raison je crois.

Désolée de détourner vos appels, c'est pour le bien de nos missions. Heureusement que ça ne marche pas toujours...

Tu sais tout à présent. C'est ton tour d'avoir un enfant. J'espère que ta petite fille (oui, c'est une fille...) grandira bien, n'ai pas peur d'annoncer la nouvelle.

Je t'aime Julie.

On se retrouvera, ailleurs...

 

   Julie était sous le choc. Alors sa mère ne l'avait pas abandonnée. Elle se rendit chez ses parents, ceux qui l'avait élevée. Son père était présent, et elle lui demanda innocemment plus d'explication sur son adoption. Il lui expliqua ce qu'elle savait déjà et lui fourni un article de journal : <<Eline Rasgele ne verra pas sa fille grandir. Un chauffard l'a percutée de plein fouet avec 1,5g d'alcool dans le sang.>>

 

   - Merci Papa.

   - Avec ta mère on s'était mis d'accord. Si tu commençais à te poser des questions, nous y répondrions.

   - Papa, j'ai quelque chose à te dire.

   - Oui?

   - Je t'aime.

   - Moi aussi ma fille.

 

   Julie garda le silence. Il fallait annoncer la grossesse à Mathias d'abord. Mais avant, elle voulait se rendre sur la tombe de sa mère biologique.

    Elle parcourra les allées du cimetière, regardant les noms sur les pierres. Soudain, elle vit un homme, la quarantaine. Elle s'approcha et lu : Eline Rasgele, née Dashuria, 15 Mars 1970 - 30 Avril 1990.


   - Vous cherchez quelque chose mademoiselle?

   - Pas quelque chose, quelqu'un. Je cherche mes parents. Ma mère est décédée dans un accident de voiture.

   L'homme regardait toujours la pierre tombale, sans avoir levé les yeux.

   - Je m'appelle Julie.

   Cette fois-ci, leurs regards se croisèrent.

   - J'ai retrouvé ma mère, il me manque encore mon père. Je crois que j'ai trouvé, non?

   - Oui, je crois aussi. Eline disait souvent qu'entre le hasard et l'amour, les anges tissent la vie. Pendant longtemps j'ai haï cette phrase. Aujourd'hui, elle prend tout son sens. Tu m'as manquée.

 

   Quelques larmes, entre joie et tristesse. Un destin aléatoire qui les a séparé, les a réuni. Un passé à raconter, une vie à écrire et à donner.

 

 

 

 

Voilà, la nouvelle s'arrête ici. Je l'avais écrite pour un concours (auquel je n'ai finalement pas participé... 10€ de frais d'inscription, à l'époque ça représentait la moitié de mon argent de poche!!) Je l'aurai bien développée d'avantage mais il y avait une contrainte en nombre de caractère et je dépassais déjà. Peut-être un jour la reprendrai-je pour la faire évoluer un peu. En attendant, n'hésitez pas à me dire ce qui ne va pas (et ce qui va aussi).

Je vous donne rendez-vous dans quelques semaines pour une nouvelle histoire. Elle n'est pas finie, mais j'aimerai avoir avis sur le début.

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Publié dans Une lettre du ciel

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Commenter cet article
S
<br /> <br /> tenue en haleine... de la première à la dernière ligne....<br /> <br /> <br /> une bien belle histoire ... je n'ai pas de critique à emettre... j'ai juste aimé lire !<br /> <br /> <br /> bon week-end<br /> <br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Merci!<br /> <br /> <br /> Bon week-end à toi aussi<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> Quel dommage que ce soit si court :-) C'est une bien jolie nouvelle, finalement pleine de douceur. Tu pourrais en effet la développer, pas sur la fin, les retrouvailles du père et de la fille<br /> leur appartiennent, c'est beau mais peut être un développement entre la trouvaille de la lettre et la découverte de son passé, et aussi la rencontre avec le père biologique. Tout va trop vite à<br /> la fin, on n'a pas le temps de savourer les étapes. ce qui ne m'a pas empêchée d'adorer lire cette petite histoire :-)<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
N
<br /> <br /> Oui, c'est ce que je me disais aussi. Mais comme je le dis, j'étais déjà hors budget de lettres ^^. Je verrai ça pendant les vacances (vacances... bientôt!)<br /> <br /> <br /> Merci pour le commentaire<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> <br />