Le bonheur
Qu'est-ce que le bonheur?
Vague question sur laquelle nombres de philosophes ont dû se pencher.
Je ne prétend pas savoir, je ne prétend pas répondre.
Ici, je parlerai de ma vision du bonheur.
Le bonheur est une particule noyée dans un océan d'amertume, de douleur, de larmes. Une toute petite particule. Unique. Le chemin pour y arriver est différent pour chacun d'entre nous. Certains naissent à côté et n'ont qu'à tendre la main pour la frôler. D'autres naissent beaucoup plus loin et doivent ramer longtemps avant de la trouver. Certains la caresseront toute leur vie. D'autre, ne la verront jamais.
Mais ce sont les extrêmes. Le bonheur je l'ai eu. Le bonheur m'a quitté. Le bonheur me revient, et repart. Il danse avec moi, il se joue de moi. Je nage encore et toujours. Les courants sont parfois contraires, je vois le bonheur mais je ne l'atteins pas.
Le bonheur est là, tout près, je le sens. Mais un pêcheur a perdu un filet en mer. Le filet m'emprisonne. J'ai un couteau pour couper le filet. Très coupant. Mais je ne m'en sers pas contre le filet. Le couteau se plante parfois dans mon coeur. Mon coeur saigne. J'ai peur de couper le filet, j'ai peur de ne pas couper que le filet. J'ai peur de briser tellement de gens.
On m'a dit de ne pas avoir peur. Il se passera quoi quand j'aurai coupé le filet? Serai-je libre pour autant? Peut-être qu'un chalutier me trouvera, et me sauvera. Ou pas.
J'attends la tempête, de pied ferme. Je l'entend qui gronde au loin. L'entends-tu? Non, en plus d'être aveugle, tu es sourd. Sourd à tout mes silences. Je ne peux pas ouvrir la bouche, je ne sais pas respirer sous l'eau. Je suis poisson pourtant.
Je vais peut-être me transformer en sirène. Ou en requin. Quand l'orage sera là, j'ouvrirai ma gueule en grand et je mordrai.
Je ne veux pas devenir un requin. Je préfèrerai me noyer.
Non, je prefère rester la bouche close, emprisonnée dans mon filet, le couteau planté dans mon coeur. Des années que c'est comme cela.
Et pourtant je ris, et pourtant je danse, et pourtant je chante, et pourtant je vis.
Nous sommes deux, il y a deux moi. Non! Je ne suis pas schizophrène! Disons, qu'il y a deux parties. L'une sans l'autre, je ne suis rien.
Me voilà qui divague. J'abandonne un instant ma vision du bonheur.
Le bonheur sera la fin, quand j'avalerai la particule de bonheur. Je veux mourir durant mon 100e été, mes petits-enfants riant dans le grand jardin de ma grande maison dans laquelle auront grandi mes enfants. Je mourrai dans la paix, un jour où le soleil brillera. Ma vie aura été remplie d'amour, d'éclats de joie et de rires. Tout cet amour compensera mile fois mes larmes. Tout cet amour que je porte au fond de moi jaillira. Il éclora, comme une rose. Cette rose qui avait un parfum sucré (mon Dieu cette rose, blanche et violette, si vous pouviez la sentir!). Tout cet amour qui dors et que je ne demande qu'à donner. Viens, tu saura combien je veux te donner. Toi, l'homme mystérieux qui se cache. J'essaie de transpercer chaque regard, parfois, je crois te voir. Parfois, j'y crois vraiment. Mais jamais tu ne restes. Jamais je ne t'ai laisser rester. Je t'attends, encore et toujours.
Ce n'est pas tout, il y a tellement à dire sur le bonheur. Mais je ne vous retiens pas longtemps, allez vivre votre bonheur.
Et n'oubliez pas de poster un petit article sur votre bonheur.
Noéline <3